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Evènements

Les musées de l'agglomération d'Annecy
( Palais de l'Ile , Musée Château , CIAP , CITIA conservatoir d'art et d'histoire ) sont ouverts jusqu'au 31 Mai tous les jours sauf le mardi de 10h à 12h et de 14h à 17h . A partir du 1er Juin , tous les jours de 10h à 18h. Ils sont gratuits tous les 1ers dimanche du mois .

Deuxième mercredi de chaque mois
Hôtel de Novel
Concerts avec le Jazz Club
Rens: Jazz club d'Annecy 0450511540

Troisième jeudi de chaque mois de 12h15 à 13h45
Musée château
Conférences-buffets
Attention : Réservation Indispensable 0450338734

Tous les mercredis à 20h30
Brise-glace
Concerts gratuits , découverte de la scène locale
rens: Brise-glace 0450336510 ,
www.le-brise-glace.com , info@le-brise-glace.com

Tous les 1ers dimanche du mois
Un dimanche gratuit au musée
Rens: Musées de l'agglomération annécienne  0450338730
 

      

L'Agenda complet

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Chansons,Contes et légendes de Savoie


Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 00:22



Dans un coin perdu de montagne,
Un tout petit savoyard,
Chantait son amour dans le calme du soir,
Près de sa bergère au doux regard.
Étoile des neiges,
Mon coeur amoureux,
S'est pris au piège,
De tes beaux yeux.
Je te donne en gage,
Cette croix d'argent,
Et de t'aimer toute ma vie, j'en fais serment.

Hélas, soupirait la bergère,
Que nous diront nos parents?
Comment ferons-nous, nous n'avons pas d'argent.
Pour nous marier dès le printemps?

Étoile des neiges,
Sèche tes beaux yeux,
Le ciel protège,
Les amoureux.
Je pars en voyage,
Pour qu'à mon retour,
A tout jamais, plus rien n'empêche notre amour.

Alors, il partit vers la ville.
Et ramoneur il se fit.
Sur les cheminées dans le vent et la pluie,
Comme un petit diable noir de suie.

Étoile des neiges,
Sèche tes beaux yeux,
Le ciel protège,
Ton amoureux.
Ne perds pas courage,
Il te reviendra,
Et tu seras bientôt pour toujours dans ses bras.

Et quand les beaux jours refleurirent,
Il s'en revint au hameau.
Et sa fiancée l'attendait tout là-haut,
Parmi les clochettes du troupeau.

Étoile des neiges,
Tes garçons d'honneur,
Vont en cortège,
Portant des fleurs.
Par un mariage,
Finit notre histoire,
De la bergère et de son petit savoyard.

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Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /Nov /2008 00:39

Autrefois , de nombreux mendiants parcouraient la région savoyarde. Il n'avaient pas bonne réputation, de même que les bergers : on prétendait qu'ils étaient bien souvent sorciers.
Près de Moûtiers, vivait l'un de ces mendiants particulièrement redoutés, que l'on avait surnommé le Pauvre de la Vieille. On assurait qu'il avait jeté des sorts à ceux qui avaient eu le malheur de lui refuser l'hospitalité ou quelque chose qu'il convoitait. Un jour où le fruitier faisait le fromage , le mendiant en question est survenu. Après avoir regardé le travail , il déclara:
" Je voudrais que vous me donniez de la caillée.
- Ce n'est pas possible maintenant , lui refusa le fruitier, les grains sont presque faits et je ne peux plus te donner de la caillée. Reviens demain si tu veux , je t'en donnerai.
- J'en veux tout de suite , bougonna le mendiant borné. Si tu ne m'en donnes pas , le fromage ne se fera pas !" menaça -t'il d'un ton mauvais .
Ce n'était pas possible , et le mendiant reparti bredouille en ronchonnant.
Le fruitier monta alors le fromage dans la toile ; mais le fromage , au lieu de prendre , se transforma en longs filaments, comme des cheveux ...
"On va y mettre dehors , le fromage est foutu ! Va chercher deux chaînes de vache , ordonna le fruitier à son aide . Après tu apporteras du bois . Il faut faire un grand feu ."
Tous deux ont ensuite renversé le chaudron sens dessus dessous , et ont allumé un grand feu dans l'ustensile. Après quoi avec les chaînes, ils ont tapé à qui mieux mieux sur le cul du chaudron. Ce ne fut pas bien long. Au bout de quelques minutes seulement ils entendirent des cris venant du grand plateau de la Motte . Ils n'en tapèrent que plus fort.
Enfin le mendiant est revenu, tout brûlé , tout meurtri , et il s'est précipité aux genoux du fruitier pour lui demander pardon de ce qu'il avait fait. Comme le fruitier était un brave homme , pas méchant pour deux sous , il lui accorda son pardon mais fit promettre au mendiant de ne plus jeter de sort avant longtemps !

 

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Lundi 11 août 2008 1 11 /08 /Août /2008 00:39

Il y avait une fois un savoyard , doté d'une tripotée d'enfants . Il n'avait rien à leur donner à manger alors sa femme lui déclara : " - Il faut partir gagner ta vie et celle de tes enfants " . 
Alors l'homme partit en pleurant. Peu après une bonne dame s'enquit de la cause de son chagrin. Il lui répondit tout simplement :  
" - J'ai une nombreuse famille et n'ai rien à leur donner à manger .
- Suivez - moi , répliqua la bonne dame . "
Il obéit , et elle l'envoya travailler dans le grenier . Mais il lui était impossible de faire quoi que ce soit tant il pleurait. Les larmes l'aveuglaient. Il redescendit en pleurant : 
"- Il ne faut plus pleurer , lui dit la bonne dame . Je vais te donner un bâton. Et si quelqu'un t'attaque en route , il te suffira de dire "Mon bâton , defends-moi ! ".
Justement , à peine sorti de chez la dame , il fut attaqué par des voleurs . "Mon bâton défends - moi ! " cria t'il .
Le bâton, sur le champs, se mit à rosser vigoureusement  les voyous , qui s'enfuirent sans insister . L'homme , tout guilleret , entra dans une auberge où il raconta l'histoire de son bâton qui l'avait défendu. L'aubergiste demanda à voir ce bâton magique . Et , en douce , il changea le bâton magique contre un simple bout de bois . Rentré chez lui , l'homme voulut montrer à sa femme les pouvoirs du bâton.:
 "- Mon bâton , défends-moi ! 
Mais le bout de bois de l'aubergiste ne bougea pas , bien entendu et la femme se mit à gronder :
- Tu es devenu fou ! qu'est ce que tu veux faire avec un bâton ? C'est pas un bâton qui nous donnera à manger!"
Alors l'homme repartit et se remit à pleurer . La bonne dame , à nouveau rencontrée , lui demanda la raison de ce torrent de larmes . Mise au courant , elle l'emmène chez elle et lui donne cette fois une grosse bourse en lui expliquant : " - Quand tu rentreras chez toi , tu n'auras qu'à dire "<Bourse , ouvre-toi! " et des écus se répendront sur la table . " L'homme s'en va , et il a la sottise de repasser par la même auberge , dont le patron s'empresse de subtiliser la bourse , comme il avait fait pour le bâton.  Revenu chez lui avec une bourse toute bête , elle ne s'est pas ouverte , et pour cause ! Cette fois , sa femme entra dans une violente colère et se mit à battre le pauvre benêt : "- Tu te moques de nous , paresseux ? " alors il est encore reparti en pleurant , comme de bien entendu , et il a la chance de rencontrer encore la bonne dame , qui a tout de suite compris qu'il s'était fait volé . Compatissante , elle lui donna un autre bâton en lui recommandant cette fois : "- Tu vas aller dans la même auberge , et tu diras comme çà : " Mon bâton, fais-moi rendre ma bourse ! ". Et tout se passa fort bien. Le bâton se mit à taper l'aubergiste qui prit peur et rendit la bourse ainsi que le premier bâton.  Une fois rentré chez lui tout regaillardi , il n'eut qu'à dire : " Bourse , ouvre-toi ! " pour que les écus se répandissent sur la table . Chaque fois que la famille avait besoin d'argent , le miracle se reproduisait . Quant aux deux bâtons, il en prit toujours un avec lui , et comme c'était un brave homme , il donna le deuxième à sa femme .
 

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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /Avr /2008 00:22

Bien avant que le château de Montmayeur ne soit occupé par les nobles seigneurs du nom, il y vivait un fort riche châtelain avec sa femme et sa fille douée d'une grande beauté et pourvue de nombreux prétendants . Le père cependant , ne tenait pas à se séparer de cette enfant qui faisait la joie de son coeur et de ses yeux . Aussi, pour décourager les éventuels fiancés, imagina t'il de promettre d'accorder la main de sa fille à celui qui lui amènerait un carrosse en or : une merveille décorée et tirée par quatre palefrois d'une blancheur immaculée.
Trois frères sincèrement amoureux , rêvaient de découvrir la voiture féérique . Les deux aînés , orgueilleux et méprisants , furent promptement éliminés de la compétition par la fée protectrice de la jeune fille . Le troisième frère , alors que , découragé et bredouille il revenait chez lui , croisa une pauvre vieille femme et lui adressa courtoisement la parole en accompagnant ses mots d'une bourse rondelette . Arrivé en face de sa demeure , il vit , devant le pont-levis , le carrosse tant convoité ! Envahi par la joie, il grimpa aussitôt sur le siège du cocher et fit claquer le fouet pour galvaniser les nobles bêtes. Peu après, il rencontra un homme , paraissant épuisé . Il l'invita à monter , et son passager lui apprit que son ouïe était si fine qu'elle  lui permettait d'entendre lever l'avoine semée au matin. Amusé , le jeune homme invita de même un pauvre hère qui assurait ne pas avoir mangé depuis un siècle entier , et enfin un autre dont la soif était si ardente qu'il prétendait pouvoir boire le contenu du canal de Savière .Presque parvenu au pied du château de sa belle , il prit encore soin de ne pas écraser une cane et ses canetons . Le père de la demoiselle ne tint pourtant pas sa promesse . A moins lui dit -il avec un sourire ironique "que ce jeune homme n'entende le secret que je vais confier à l'oreille de mon épouse !"  On s'en doute l'homme à l'ouïe prodigieuse perçut la moindre parole du seigneur . Moins souriant et moins ironique , celui-ci proposa au deuxième homme de dévorer tout le pain du château ... L'homme affamé depuis tant d'années ne fit qu'une bouchée des multiples miches ainsi que des vieux croutons et des pains dorés tout chauds sortis du four . Le seigneur ne souriait plus du tout et ronchonna : "Si l'un de vous peut boire tout le vin des sartos du pays ..." A peine eut-il le temps de finir sa phrase que le troisième homme assoiffé avait asséché tous les sartos de la région. Le seigneur pensait avoir encore un atout à jouer : " me voilà bien obligé de vous donner ma fille mais hélas , j'ai perdu dans l'Isère la clef de la salle au trésor où elle est enfermée ..." Le jeune soupirant commençait à désespérer lorsqu'il entendit un joyeux concert de "coin-coins" : c'était la cane qui arrivait tenant la clef dans son bec !

 

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Jeudi 20 mars 2008 4 20 /03 /Mars /2008 00:51
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Gargantua quitta un matin son château des  bords de Seine après avoir englouti son petit déjeuner . Il prit la direction du sud puis obliqua vers l'est . Il enjamba le Rhônes sans difficulté et pénétra en
Savoie

Très vite, escarpements, côtes et ravins ralentirent sa progression . 
Il s'arrêtait de temps à autres pour souffler un peu : il tirait de sa poche un mouchoir de la taille d'un drap de lit et s'épongeait le visage en regardant les montagnes qui s'étendaient à perte de vue. Glaciers, pics dômes étaient baignés de soleil et offraient un spectacle éblouissant 
aux yeux émerveillés du géant . Lorsqu'il parvint au sommet des Aravis le paysage lui sembla plus grandiose encore . Le Mont-Blanc était tout près , majestueux , dressé vers le ciel. Gargantua ne se lassait pas de l'admirer. Mais soudain, l'envie le saisit de voir ce qui se trouvait derrière cette imposante barrière. Il eut beau être un géant il ne pouvait franchir le redoutable Mont-Blanc sans difficultés , aussi préféra t'il rester prudent et le contourner . Il obliqua vers la droite  où le passage semblait plus aisé . Mais à l'endroit où il s'apprêtait à redescendre la crête des Aravis , un gigantesque rocher lui barrait le chemin. Il avait la forme d'une pyramide dont la pointe aurait été brisée. Furieux, Gargantua recula pour prendre son élan , et d'un formidable coup de pied , arracha le rocher et le projeta vers le ciel. L'énorme masse de pierre toubillonna , survolant gorges et vallons, et atterrit à huit lieues sur les montagnes de Roselend aux limites du Beaufortin et de la Tarentaise. On l'appelle Pierra Menta
Quant au passage ouvert par le géant, il prit le nom de porte des Aravis



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