Bonjour et bienvenue à Annecy
" Les grands boeufs ne font pas les grands labours "
Proverbe savoyard
Annecy, ma ville a terminé à la 9ème place au concours du plus beau blog organisé par AnnaK

Que l'année 2008 vous soit profitable ,
pleine de bonheur et d'amour ...
Voilà déjà 100 ans que les promeneurs empruntent le "Pont des Amours" , nommé à l'origine "passerelle du jardin public". Un premier projet de
frachissement du canal du Pâquier figure dans le plan d'aménagement du Clos Lombard ( actuels Jardins de l'Europe ) de l'architecte Genevois Samuel Vaucher-Crémieux en 1836.
Cette opération immoblière n'aboutira jamais mais le pont trouve une concrétisation éphémère en juin 1845 à l'occasion de la visite solennelle de Charles-Albert , Roi de Piémont-Sardaigne. Pour
faciliter la circulation des spectateurs venus admirer l'illumination nocturne du canal du Pâquier , l'architecte Louis Ruphy avait jeté une passerelle en bois à l'entrée du canal qui sera
démolie quelques mois plus tard. En 1855 , le conseil municipal envisage sérieusement de relier le Pâquier au jardin public nouvellement aménagé . L'architecte communal Ignace Monnet propose
une passerelle métallique d'une seule arche qui ne verra jamais le jour. Il faut attendre 1859 pour que le passage entre le Pâquier et le Champs de Mars se concrétise. On a finalement opté pour
un pont plat à trois arches en fonte , oeuvre du serrurier Claude Grandchamp. Mais au début du XXème siècle, les jours du premier Pont des Amours sont comptés. Un rapport de l'architecte
municipal Gaspard Fruaüf conclut qu' "il n'est pas dans l'intérêt de la municipalité de maintenir cette passerelle dans les conditions actuelles en raison des dépenses continuelles qu'elle
nécessite ". Aussi le pont ne répond plus aux besoins de circulation modernes. Au souci de construire une passerelle large, solide et sûre s'ajoute celui de réaliser un ouvrage esthétique. On
confiera cette entreprise à l'annécien Charles Galletto. L'ouverture officielle de cet ouvrage à la circulation publique a lieu le 9 Juin 1907 à l'occasion de l'inauguration du monument
Eugène Sue. Pour assurer le succès populaire de cette manifestation, le comité d'organisation ne lésine pas sur les attractions : inauguration de l'école des Balmettes, concours de la race
d'Abondance , concours de bicyclettes fleuries, concerts, feux d'artifice, fête vénitienne , lancement d'un ballon aérostatique ... Les journaux relatent l'évènement , notamment l'Avenir
savoyard. Le soir de la fête , le pont est illuminé avec des ampoules colorées rouges et jaunes grâce à la Société des forces du Fier qui fournit gratuitement l'électricité , énergie disponible
depuis peu à Annecy.
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Du bonheur , de l'amour et de la chaleur pour chacun d'entre vous...
Truffes de Chambéry :
Pour 4 à 6 personnes:
Préparation: 20 mn
Repos : 2h
200g de chocolat noir à croquer ( supérieur à 60% de cacao )
3 cuil. à soupe de lait
150g de beurre ramolli
7 cuil. à soupe de cacao amer
Couper le chocolat en petit morceaux et le faire fondre au bain - marie avec le lait . Lorsqu'il est fondu , le sortir du bain-marie et ajouter le beurre en remuant à l'aide d'une spatule en bois. Laisser
refroidir à température ambiante.
Mettre le cacao amer dans une assiette. A l'aide d'une petite cuillère former des petites boules de chocolat et les rouler dans l'assiette.
Placer ensuite le tout dans un plat et laisser au réfrigérateur pendant deux heures avant de déguster.
Rissoles de poires:
Pour 4 à 6 personnes:
Préparation 30 mn
Cuisson 15 mn ( four ) ou 7 mn ( friture )
2kg de poires passe-crassane
400g de sucre cristallisé
1/2 écorce de cannelle
400g de pâte feuilletée
Sucre glace
Eplucher les poires et les couper en 4. Les placer dans une grande casserole avec le sucre , 2 verres d'eau et la cannelle. Couvrir et faire cuire 1 heure 30 à feu doux. Après la cuisson,
laisser refroidir.
Etaler la pâte et la découper en disques de la grandeur d'une sous-tasse.
Garnir uniquement sur une moitié , rabattre l'autre par-dessus.
Pour coller la pâte , mouiller un peu les bords.
Faire cuire selon son choix au four ou en friture. Saupoudrer de sucre glace.
Vin chaud savoyard:
Pour 4 à 6
personnes:
Préparation 5mn
Cuisson: 5mn
1,5 l de vin rouge
250g de sucre en poudre
1 citron
1 clou de girofle
1 feuille de laurier
1 branche de thym
Dans une casserole , verser le vin rouge et le sucre et porter à ébullition.
Couper le citron en fines lamelles et les mettre dans le vin avec les épices. Laisser cuire quelques minutes à feu doux. Flamber juste avant de servir.
( A consommer avec modération , bien sûr ! )
Bonnes fêtes à toutes et à tous !
et JOYEUX NOEL !

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Un petite réédition aujourd'hui car je n'ai pas eu le temps de vous préparer un nouvel article
...
Aujourd'hui devenu l'emblême et le porte-bonheur des pays de Savoie les petits ramoneurs ,
n'avaient pourtant pas la vie facile .
La tradition des petits ramoneurs remonte au XIX ème siècle . Pour fuir la pauvreté de leur famille nombreuse certains enfants partaient sur les routes pour aller ramoner les cheminées des villes.Le ramonage était mal payé mais les parents des familles pauvres acceptaient malgré tout que leurs enfants fassent ce travail. Dès six ans , les enfans partaient donc sillonner les routes de France avec un maître ramoneur. Chaque maître ramoneur avait sa tournée et malheur à qui s'avisait d'aller chasser sur les terres d'autrui ! Des rixes violents s'ensuivaient . Les enfanst voyageaient pieds nus pour économiser les sabots. Ils faisaient 40 à 50 km par jour , les plus forts d'entre eux chargés de marchandises, et le plus souvent la nuit pour échapper à la police , à l'affût de toute sorte de mendicité. Ils ramonaient avec un hérisson, mais du fait de leur petite taille , on les faisait aussi grimper à l'intérieur des conduits des cheminées pour les râcler . Arrivés en haut , ils criaient "haut en bas !" la suie récupérée dans des sacs ( qui leur servaient aussi de couvertures ) était ensuite revendue à des usines.
Le maître ramoneur leur imposait 14 à 15 heures de travail par jour et ce, tous les jours de la semaine. Plus question bien sûr d'apprendre à lire ou à compter.Pour se rendre à la messe le dimanche , ils devaient en acheter le droit au patron. Les maîtres ramoneurs étaient pour la plupart d'anciens ramoneurs devenus trop grands pour grimper dans les cheminées. Ils étaient responsables d'une équipe de trois à six enfants qu'on appelaient farias. Tous travaillaient pour un patron. Les petits ramoneurs sont mal et insuffisamment nourris , se contentant de pain noir et dur et d'une soupe ou d'une bouillie de maïs. Le maître ramoneur récoltait l'intégralité de l'argent , et n'hésitait pas à battre les enfants pour récupérer aussi les pourboires qui leur étaient versés. Ils étaient chargés de leur fournir en échange des vêtements neufs et des chaussures , un logement et le matériel de travail. Quand les enfants rentraient dans leur famille en mai , le maître ramoneur reversait à leurs parents une somme d'argent équivalente au prix d'un veau. Ils se consacraient alors au travaux des champs.
Malheureusement il arrivait que les petits ramoneurs meurent de froid ou la tête fracassée suite à une chute. Ils tombaient souvent malade à cause de la suie : maladies respiratoires , allergies , cécité. Les journaux et les tribunaux retentissent d'histoires tragiques : enfants abandonnés au bord des routes, frappés , plaies et membres brisés , gangraines...
Une enquête est lancée sur la situation des petits ramoneurs en Savoie et Haute-Savoie. Hyppolite Dieu , premier préfet de la Savoie , le 15 janvier 1863 , réglemente par arrêté l'apprentissage et les contrats des enfants : ni les files , ni les garçons de moins de 12 ans ne pourront être engagés.
Les lois françaises de 1874 et 1892 découragèrent les maîtres ramoneurs à employer les enfants et ils furent contraints de changer leurs méthodes de travail.
Il faudra attendre 1914 pour qu'il n'y ait plus d'enfants apprentis ramoneurs. En 1920 , la profession est cadrée dans une organisation précise.
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